Evidemment, si tu les écoutes, ils te diront que je vais bien, que tu ne me manques pas, que je ne parle pas de toi. Mais, ne les écoute pas. Ils ne savent pas, ils ne savent rien. Evidemment que ça ne va pas, que tu me manques et que rien ne va. Evidemment que je n'en parle pas, mais ne crois pas que je n'y pense pas. J'y pense un peu. J'y pense beaucoup. J'y pense nuit et jour, printemps comme été, automne comme hiver. J'y pense toujours. Et ça fait mal, un peu, même beaucoup. Mais, ils ne le savent pas, ils ne savent rien. Si tu les écoutes, ils te raconteront mes éclats de rire, mon bonheur retrouvé ou mes espoirs ravivés. Mais, ne les écoute pas et écoute-moi. Ces rires n'ont pas de sens, ce bonheur est illusoire et il n'y a plus d'espoir. La réalité, ce sont mes nuits blanches et mes journées noires. Ce sont mes larmes, tard le soir. Mes sourires, mes faux semblants, tout ça, ça ne veut rien dire. Ou si, ça veut dire, ça fait mal mais ça fait rien. Ca veut dire, laissez-moi, oubliez-moi, je n'ai pas besoin de ça. Je n'ai besoin de personne, j'ai juste besoin de toi. Oui, ça veut rien dire et tout dire. Ca veut surtout dire, je ne veux plus jamais aimer quelqu'un comme je t'ai aimé, plus jamais aimer comme je t'aime. Ca veut dire, je hais la vie et elle me rend bien. Ca veut dire je guette la mort, mais rien ne vient. Mais, tout ça, ils ne le savent pas, ils ne savent rien. Alors ne les écoute pas et écoute-moi ...
Tu me mαnques et je t'αime.
Je ferai tout pour que tu reviennes ...